Nous faisons le choix d’un projet plus simple et plus sobre : réhabiliter le marché plutôt que le détruire, conserver le pont du 8 mai et éviter de modifier la voirie. Les travaux seront donc bien plus courts que dans le projet « Cœur de Sèvres » du maire sortant : 2 à 3 ans contre 7 ans minimum pour le sien.
De nouvelles études pour la réhabilitation du marché à son emplacement seront bien sûr réalisées mais nous pourrons nous appuyer sur les nombreuses études déjà menées depuis 2016.
Le maire sortant, a l’inverse, veut nous convaincre que le retard de son projet n’est dû qu’à la procédure engagée en 2015 pour l’éviction de la station d’essence. Il doit espérer que la majorité des Sévriens est amnésique. Nous n’avons pas oublié ses propositions de 2017 puis de 2020 qui se sont avérées irréalisables. Quant au projet actuel qu’il nous a présenté en 2023, il est loin d’être finalisé : il n’y a aucune étude détaillée, juste des images d’intention, et le concours d’architectes pour le nouveau marché n’a toujours pas été lancé.
Quant à l’éviction de la station d’essence, c’est un beau fiasco. Sept ans de procédure et le versement d’une indemnité d’éviction de 1,5 M€ pour que l’espace soit finalement libéré en 2023 alors que le bail expirait le 29 mars 2022 !!! Et c’est nous qui faisons perdre du temps ???
A aucun moment, nous n’avons prétendu que nous pourrions conserver les 13,8 M€ de cofinancements publics que le maire sortant a obtenu pour son projet Coeur de Sèvres.
Ca n’aurait pas de sens. Notre projet est beaucoup moins couteux : 15 M€ contre 40 M €. Il obtiendra des cofinancements en proportion.
Le budget du projet Cœur de Sèvres qui a été voté en janvier 2024 en Conseil municipal fait apparaitre un total de 19,2 M€ de subventions et cofinancements, soit 48% du coût du projet. Notre projet écologiquement plus vertueux – présente une « valeur partenariale » supérieure au sien et pourra être cofinancé à plus de 60%. En fait, ce sont plus de 10 M€ que nous devrions obtenir, ramenant la part de la ville à 5 M€ (contre les 18,4 M€ annoncés pour Cœur de Sèvres).
Le maire sortant prétend qu’il n’est pas possible de rénover le marché Saint Romain à son emplacement et que notre projet ne s’appuierait que sur une image générée par l’IA.
C’est faux. Dès le début de la campagne, nous avons fait appel à un cabinet d’architectes urbanistes que nous avons dument rémunéré pour proposer une alternative au projet pharaonique du maire sortant.
Rien ne s’oppose à garder la super structure poteaux-poutres en béton armé du marché actuel et d’engager une réhabilitation complète. Ça a été pratiqué sur de nombreux marchés en France avec des structures du même type. Il est d’ailleurs étrange que le maire sortant s’acharne à prétendre que cette rénovation n’est pas possible, alors même qu’en 2017, c’est la solution qu’il avait proposée dans ses consultations publiques et qui avait été retenue par les Sévriens !
Pourquoi avons-nous fait appel à l’IA pour représenter cette rénovation ? Le cabinet d’architecte urbaniste nous avait proposé une façade en bois pour cette rénovation qu’il avait chiffrée à un maximum de 3,5 M€. Plus tard, nous avons eu l’idée de créer une unité architecturale entre le marché le SEL et la passerelle et d’équiper le marché d’une façade dans le style Eiffel. Nous avons donc utilisé l’IA pour représenter cette façade. Et nous avons également pris en compte le surcoût qu’elle représentait.
Cette proposition a séduite plusieurs architectes, et l’un d’entre eux M. Franck a accepté de témoigner dans un de nos tracts.
Enfin, si vous écoutez la vidéo publiée sur la page du maire sortant, mettant en scène les 2 architectes qui le soutiennent, vous vous rendrez compte qu’au final, ils ne contestent pas tant la possibilité de rénover le marché à son emplacement que le style de notre rénovation. Nous les remercions pour leur avis, mais, en bonne démocratie, c’est dans les urnes que les Sévriens donneront le leur !
Tout d’abord notons que le maire sortant pointe ici les « problèmes d’attractivité et de commercialité » de la ville qu’il gère depuis 12 ans et qu’il pense résoudre en déplaçant le marché au bord d’un carrefour autoroutier !
Nous nous attaquons justement au « fond du problème » en proposant un programme complet sur 6 ans pour redonner vie et attractivité à Sèvres, dont la rénovation immédiate du marché et des zones piétonnes autour n’est que la première étape. Dans le projet du maire cette rénovation n’interviendra pas avant 4 ans. D’ici là Sèvres sera ville morte.
Pour cela :
Le style architectural de type Baltard/Eiffel que nous déploierons pour le marché et pour la passerelle rendra l’ensemble plus cohérent et attractif. Ça n’a rien d’irréaliste. Cela a été fait en différents lieux comme le pont du Petit Clamart par exemple.
Autre tentative de vous induire en erreur : le maire sortant compare le coût complet de notre projet (15 M€) avec la part que la ville devra dépenser pour le sien (18,4 M€) au lieu de le comparer avec le coût complet de son projet : 40 M€.
Il omet aussi de mentionner que la ville a déjà dépensé plus de 6M€ pour son projet depuis qu’il est en fonction : les nombreuses études, consultations réunions publiques, supports de communications, l’achat et la destruction du Tabac de la mairie, l’indemnité versée à la station d’essence, l’achat du Carrefour bio, de l’ancienne poste, du local de la CPAM … Enfin dans son budget, il compte sur 2,4 M€ de recettes commerciales, qui proviendraient de la vente de nouvelles cellules commerciales. Quand on sait qu’un quart des commerces de centre-ville sont fermés et que d’autres veulent partir, cette recette est loin d’être garantie ! On peut donc sans hésiter confirmer que le coût pour la ville sera bien de 20 M€.
Le coût complet de notre projet est de 15 M€, sur lesquels la ville peut espérer obtenir jusqu’à 10 M€ de cofinancements et n’aura donc à débourser que 5 M€, une économie de 15 M€ !
Depuis 2 ans, le maire sortant fait la promotion d’un projet de rénovation du centre-ville qui implique la destruction du pont du 8 mai 45. A l’approche des élections sentant que cette destruction peut lui faire perdre beaucoup de voix, il annonce qu’il organisera une nouvelle consultation.
Le problème, c’est que si le pont est conservé, son projet ne tient plus car la nouvelle halle de marché devra être réduite de moitié par rapport à la halle existante. Il va donc tout faire pour opérer cette destruction. Dans le courrier récent, vraisemblablement généré par l’IA, qu’il a fait signer par 2 architectes, il plaide encore pour sa destruction : « En l’état, la structure de cet équipement constituera toujours un obstacle et une rupture dans la continuité du cœur de ville. »
Tout le monde a été surpris par cette rénovation. Même les élus de la majorité qui n’ont été informés que quand les travaux ont commencé ! Etait-ce vraiment la priorité à Sèvres ?
Quelle hypocrisie de prétendre que ces travaux ont été faits pour le bien des personnes à mobilité réduite quand l’essentiel de la ville est un véritable parcours du combattant pour elles ! A commencer par la promenade des jardins en entrée de ville impraticable non seulement aux PMR mais aussi aux poussettes, vélos et personnes âgées. Il eut été bien plus simple et moins couteux de refaire les allées existantes de la Roseraie dans ce seul but.
Quand à la caution écologique, elle a bon dos. Etait-ce plus urgent de « diminuer la température ambiante en période caniculaire » dans un parc ou dans le centre ville totalement minéral et bétonné ? Non vraiment, ce n’était pas la priorité et le résultat déplait à tous ceux qui le fréquentaient régulièrement : les parents de jeunes enfants car l’espace qui leur est réservé a été réduit et demande un plus grande surveillance. Les ados qui n’ont plus leurs espaces et du coup ont cessé d’y aller. Les promeneurs qui aimaient nos grandes roses et le côté un peu sauvage de l’endroit.
Enfin, on nous précise que la rénovation a été « intégralement financée par GPSO » comme si cet argent ne comptait pas. Mais qui finance notre intercommunalité GPSO si ce ne sont les villes qui en font partie dont Sèvres ?
Pour nous, ce n’est pas une « accumulation de dépenses », c’est un investissement direct dans votre qualité de vie.
La mise en place de 6 navettes électriques pour désenclaver les coteaux, la création d’une véritable police municipale avec 6 agents, le recrutement de 4 ATSEM à l’échelle de la Ville, un soutien accru aux associations et toutes nos autres mesures. C’est indispensable et c’est un choix politique assumé.
Ces dépenses supplémentaires seront entièrement financées par nos excédents budgétaires annuels (plus proches de 5 M€ que de 4) qui, avec les reports successifs du maire sortant, ont dépassés les 10 M€ ces dernières années.
Oui, nous faisons le choix d’utiliser une partie de cet excédent. Mais nous le faisons de manière responsable, en conservant un niveau de sécurité financière solide. Et surtout, nous préparons l’avenir : la relance de l’activité économique apportera de nouvelles recettes, et les investissements que nous allons faire pour isoler nos bâtiments permettront de réduire durablement nos dépenses d’énergie.
Sèvres a les moyens de ses ambitions – les comptes le prouvent. Ce qui manque ce n’est pas l’argent, c’est la volonté
Que comprend-on à la lecture de cette critique ? Que Denis Moron, la tête de liste de Réveiller Sèvres ne veut pas des aides du département ? Dans quel but ? Appauvrir Sèvres, l’isoler ? Quand tout le programme de Réveiller Sèvres est axé sur la redynamisation de notre ville et son rayonnement ?
Denis Moron n’a pas voté contre les deux contrat triennaux de développement avec le département, qui ont été proposés en 2022 et en 2025. Il s’est abstenu, car il était en désaccord avec les choix faits par le maire sortant dans ces contrats. Ainsi en 2025, il a regretté que l’aide ait été affectée à la rénovation du gymnase des Postillons plutôt qu’à celui des Cents Gardes, que la rénovation de la piscine ait été une nouvelle fois reportée et que ces contrats n’aient pas été l’occasion d’envisager des mesures plus systématiques de réduction des îlots de chaleur dans la ville.
Que comprend-on à la lecture de cette critique ? Que Denis Moron a voté contre le déploiement de nouvelles caméras vidéo, en avril 2024 alors même que sa liste propose l’installation de 50 caméras vidéo supplémentaires dans son programme. Serait-il inconsistant ?
Aucunement ! Le 2 avril 2024, il ne participait pas à ce Conseil Municipal car il était en voyage professionnel à l’étranger. Seul élu de sa liste, il n’avait personne à qui donner de procuration en son absence.
Vous pouvez effectivement consulter le compte-rendu de la séance du 2 avril 2024 et vous y trouverez la mention suivante :

Cette information est objectivement fausse. Dans le budget qui nous a été présenté et que le maire sortant a fait approuver par sa majorité en Conseil Municipal le 18 janvier 2024, le coût total du projet Cœur de Sèvres n’est pas de 18,5 M€ mais 40 M€ (voir ci-joint).
18,4 M€ (18 405 K€ exactement) c’est uniquement le montant de la participation de la ville, et encore, en faisant abstraction des 6,4 M€ qui ont été dépensés pour ce projet avant le vote de janvier 2024, et en supposant que les recettes commerciales de 2 388K€ se réaliseront. Rien n’est moins sûr.
Surtout, on ne peut pas prétendre que les presque 20 millions d’euros d’aide de GPSO, du département (CD92), de la Métropole du Grand Paris, de la Région ou de l’Etat, ne comptent pas. Surtout.
« déjà provisionné : le maire sortant a, en effet, bloqué 20 M€ dans les caisses de la ville depuis la vente de nos logements sociaux en 2018 pour réaliser ce projet pharaonique. Deux commentaires s’imposent :
Notre projet c’est un coût total de 15 M€, et une participation de la ville qui ne devrait pas dépasser 5 M€, donc presque 1/3 du coût que le maire entend dépenser pour son propre projet.
Le maire sortant prétend être un bon gestionnaire. Il s’appuie pour cela principalement sur la baisse de la dette de la ville de 19,4 M€ en 2014 à 2,9 M€ en 2025.
Contrairement à lui nous n’y voyons pas le signe d’une bonne gestion.
En 2014, Sèvres avait déjà une dette par habitant (820€) inférieure à la moyenne (-25%). En 2025, l’écart est devenu un gouffre : 130€ = -79 % par rapport aux communes comparables. Pendant que les autres communes empruntent pour investir (800 à 1 000 €/hab.), Sèvres a remboursé sa dette sans jamais la renouveler.
Le ratio d’endettement (Dette/Recettes de fonctionnement) est passé de 51 % à 6,5 % en 12 ans — une division par 8 ! La norme prudentielle est de 100 %. Les communes dynamiques se situent entre 50 et 80 %. Sèvres, à moins de 7 %, se comporte comme une commune qui a renoncé à tout projet structurant. C’est la traduction comptable de l’immobilisme dont souffre notre ville.
Comparons maintenant la dette par habitant avec la fiscalité par habitant entre 2017 et 2025.
En 8 ans, la dette par habitant a baissé d’environ 400 €, mais les recettes prélevées par habitant ont bondi de plus de 700 €. La municipalité a demandé aux Sévriens près de deux fois plus d’argent que ce qu’elle a économisé en remboursements. Si Sèvres ne doit plus rien aux banques, elle doit tout à la ponction fiscale sur ses habitants.
Et la recherche systématique d’économie (réduction des effectifs de 8,5%), baisse des subventions aux associations (-26% en 4 ans), … se traduit par moins de services à la population.
Le chiffre le plus accablant : en 2024, sur 37,8 M€ de crédits d’investissement ouverts, seuls 12,4 M€ ont été réellement dépensés. C’est un taux d’exécution de seulement 32,8 %. Les deux tiers des crédits d’investissement votés n’ont pas été consommés.
En résumé, de 2013 à 2025, la dette de Sèvres a été divisée par 6 (de 820 à 130 €/habitant). Pendant ce temps, l’investissement par habitant est resté parmi les plus bas du département. Chaque euro de dette en moins, c’est une école qui se dégrade, un trottoir qui s’affaisse, un gymnase qui rouille. Ce n’est pas de la bonne gestion : c’est du renoncement.