Lilas, Muguet, chèvrefeuille… Dans les jardins, des villes alentours, le printemps a commencé à diffuser son doux parfum. Mais pour les habitants du centre-ville, le retour des beaux jours est annonciateur d’effluves beaucoup moins agréables, celles des égouts. Ces odeurs nauséabondes d’œuf pourri, d’ammoniaque ou de sulfure d’hydrogène empoisonnent la vie des Sévriens.
La mairie a pourtant été alertée depuis longtemps sur ces nuisances olfactives. En 2019 une étude a mis en évidence des phénomènes de remontée d’air depuis les galeries profondes du réseau des eaux usée. En 2020, le Maire s’était engagé à régler le problème. Six ans plus tard, il suffit de promener ses narines au centre-ville pour s’apercevoir que rien n’a changé.
Lors du conseil municipal du 3 avril 2026, Marie-Agnès Gallais, élue Réveiller Sèvres, a interpellé Grégoire de La Roncière sur les solutions concrètes envisagées. Sa réponse ? Une énumération de mesures inefficaces, des capteurs installés pour contrôler les nuisances sans résultat, des tablettes anti-odeurs qui se sont révélées inefficaces et de nouvelles promesses vagues de créer de nouveaux points de mesure.
Notre maire a pourtant de nombreux leviers pour agir en tant que vice-président d’Hydreaulys, l’établissement territorial en charge du transport des eaux usées et pluviales allant de Versailles à Sèvres.
Le 1er janvier 2026, Hydreaulys, a confié la gestion des réseaux d’eau usées à l’entreprise Hylio. Un contrat à 17 millions d’euros par an sur 12 ans qui ne comprend aucun engagement chiffré sur les nuisances olfactives, et aucune pénalité financière si les mauvaises odeurs persistent.
Ce que nous demandons au maire :
– d’intégrer des clauses de performance olfactive (obligations de résultat, pas seulement de moyens).
– de prévoir des pénalités financières en cas de non-respect (ex : amendes par jour de dépassement des seuils).
– d’imposer un calendrier précis pour la mise en œuvre de solutions techniques (bouches à siphon, curage renforcé, etc.).
– de publier les données des capteurs et des mesures d’odeurs (H₂S, mercaptans, ammoniac…).
La mise en place d’un plan d’urgence avec des résultats concrets d’ici six mois est indispensable, ainsi qu’une transparence totale. Pour que les sévriens puissent enfin respirer un air sain et sans odeur.
