La crise climatique est là. Le réchauffement de la planète n’est plus juste une menace, c’est devenu une réalité : records de chaleur, pénuries d’eau, phénomènes extrêmes, sécheresses ou inondations, les conséquences commencent à impacter de façon indiscutable notre quotidien.
Notre alimentation, avec des prix en hausse et des approvisionnements en baisse et même dans certains cas des ruptures de stocks.
Notre bien-être et notre santé : la pollution augmente, les canicules tuent. Les inondations détruisent nos biens, les infrastructures publiques et emportent des vies.
Notre pouvoir d’achat : augmentation des prix de l’énergie et des matières premières que la guerre en Ukraine a certes précipitée, mais qui révèle de toute façon un autre aspect de cette crise : notre dépendance aux énergies fossiles.
La préservation de la planète n’est plus une option, et encore moins un concept que les hommes politiques peuvent rajouter dans leur programme pour séduire leurs électeurs. C’est un devoir, particulièrement pour ces responsables politiques qui, par leurs décisions, ont le pouvoir de modifier notre avenir.
Ne nous leurrons pas, la tâche est immense. En 2015, lors de la COP21, à la lumière des travaux réalisés par des experts du monde entier (GIEC), 195 pays se sont accordés pour limiter le réchauffement de la planète bien en dessous de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et de préférence à 1,5 °C. Oublions les 1,5 degrés. Nous avons déjà atteint 1,1°C et, selon la tendance actuelle, le seuil de 1,5 °C pourrait être dépassé dès 2031.
