Alors qu’il s’était engagé, lors de sa 1ère campagne municipale en 2014, à n’effectuer que deux mandats, il semble bien que Grégoire de La Roncière ait décidé de faire fi de ses promesses passées et de briguer un 3ème mandat. Le Sévrien de janvier 2025 (n° 278) laisse, en effet, peu de doute sur les intentions du maire actuel de Sèvres quant aux prochaines élections municipales (Mars 2026).
Presque un tiers du contenu rédactionnel de ce numéro est consacré à promouvoir, de façon plus ou moins déguisée, sa mandature. Cela inclut :
Comment distinguer le vrai du faux, savoir ce qui relève réellement de l’action municipale et ce qui n’en relève pas, ce qui est une initiative et non une simple mise en conformité règlementaire, enfin séparer la réalité des promesses. Suivez-nous pour une visite commentée du Sévrien de janvier 2025.
Début d’année oblige, l’édito commence par un retour sur ce qui a été accompli en 2024. Mais comme les nouvelles réalisations municipales n’ont pas été nombreuses ou significatives en 2024, notre maire doit s’appuyer sur le travail des autres : le département, le comité olympique, un restaurateur et GPSO. Puis, fidèle à sa technique bien rodée de communication, il nous fait miroiter des projets à venir, qui seraient l’œuvre de la municipalité alors qu’une bonne partie sont des projets initiés et réalisés par d’autres.

Non content de monopoliser la communication locale avec le magazine Le Sévrien, le site Web de la mairie, les comptes de Sèvres sur les réseaux sociaux, voici que le maire utilise le numéro de janvier 2025 du Sévrien,dont il est le directeur de la publication, pour s’auto-interviewer !
Il s’y présente en défenseur de la planète soucieux de l’adaptation de Sèvres au réchauffement climatique mais assez peu de la réduction des émissions de gaz à effet de serre de la ville, à l’écoute de tous les Sévriens, sur tous les sujets. Jugez vous-même.

Réponse : en rassemblant dans un dossier tous les projets qui peuvent concerner Sèvres de près ou de loin qu’on en soit l’initiateur ou pas, qu’ils soient achevés, en cours ou pas commencés, et même qu’ils soient certains ou pas ! C’est une méthode largement pratiquée par notre maire. Déjà, dans son discours de lancement de sa campagne à la maison des associations en septembre 2019, il avait intégré à son bilan les projets du département telle que la Cité des métiers d’art et du design, la rénovation de la RD910 ou le complexe aquatique de l’ile de Monsieur (qui a été abandonné depuis). Il avait aussi inclus dans le bilan de son premier mandat des projets pour lesquels aucune décision n’avait encore été prise comme la rénovation du centre-ville ou la maison de santé pluri-professionnelle qui ne seront toujours pas réalisés avant la fin de son 2ème mandat.

Voilà, sur les 16 projets présentés dans ce dossier, six seulement sont le fruit d’initiatives de la municipalité actuelle. Ce sont :
Ce dernier projet, la rénovation du centre-ville, est le projet phare du maire, celui dont il espère qu’il assurera sa réélection pour 6 ans supplémentaires et même plus. Et pourtant quel fiasco ! Un projet qui a été initié en 2015 avec des consultations diverses, des études couteuses qui n’ont servi à rien, car elles reposaient sur des choix, comme le déplacement du commissariat qui n’était pas la prérogative de la municipalité, ou bien irréalistes comme l’installation du marché dans le bâtiment administratif. Finalement, le maire a entériné en 2024, après 9 ans d’errements, une nouvelle version de ce projet qui prévoit désormais, contre l’avis d’une majorité de Sévriens, la suppression de la passerelle du 8 mai 45 et l’installation du marché dans un immeuble construit sur le site de l’ancienne station BP. Tout cela pour un coût pharaonique de 40 M€ qui en seront 50 ou plus à l’arrivée, 8 ans de travaux qui en seront sans doute 10, différant jusqu’en 2032, au moins, la possibilité pour les Sévriens de bénéficier d’un centre-ville rénové, vert, attractif, adapté au réchauffement climatique qui lui n’attendra pas 2032 pour se révéler plus sévère. Sans ce fiasco, la rénovation du centre-ville de Sèvres serait déjà achevée, pour une fraction du coût envisagé (les coûts de la construction ont bondi en quelques années) et la ville pourrait entreprendre d’autres travaux urgents comme la rénovation du gymnase des cent gardes, de la piscine, la construction de nouvelles infrastructures sportives, l’isolation thermique des bâtiments publics, des crèches, l’installation de panneaux solaires, la désimperméabilisation et végétalisation d’autres espaces …
